Créer un étang artificiel dans son jardin.

Donnez une autre dimension à votre jardin en créant un étang artificiel dans lequel plantes et animaux aquatiques vous émerveilleront. Voici quelques indications utiles pour réaliser un étang artificiel, et plus particulièrement un étang d’agrément.

Les différents types d’étangs artificiels

La création d’un étang artificiel est un projet à part entière. Vous devez définir au préalable l’emplacement de l’étang, sa forme, et son volume. Il faut également prévoir les possibilités de renouvellement de l’eau, les différentes espèce de plantes et d’animaux que vous voulez voir évoluer et la destination première de votre projet. En effet, il existe trois types d’étangs artificiels : l’étang « naturel », l’étang de « jardin-nature » et l’étang d’agrément.

L’étang « naturel » est créé dans un environnement naturel, dans lequel toutes les conditions favorables à l’accomplissement du projet sont présentes. Telles qu’une pluviométrie suffisante pour approvisionner l’endroit en eau, une étanchéité du fond ne nécessitant pas l’apport de matières artificiels, etc. Ce type d’étang est destiné par exemple à l’élevage de poissons bien spécifiques, à l’accueil d’oiseaux migrateurs… L’étang « jardin-nature » est obligatoirement construit afin de donner notamment un refuge à des animaux sauvages qui ont du mal à trouver un endroit propice pour leur reproduction, ou à des plantes qui commencent à se raréfier à cause de la pollution de l’environnement naturel… C’est donc un endroit dédié à la protection de la « nature sauvage ». Un étang jardin-nature doit ainsi reproduire l’écosystème naturel d’un tel endroit. Et enfin, l’étang d’agrément lui est principalement construit pour égayer son jardin, pour se rapprocher de la nature, ou pour le simple plaisir d’entretenir des plantes et des animaux aquatiques.

Comment construire un étang d’agrément dans son jardin ?

Un étang d’agrément peut être construit dans son jardin, dans un endroit stratégique pour un décor original, au milieu des fleurs environnantes, pour voir proliférer des espèces tropicales ou exotiques d’animaux et de plantes, etc. En premier lieu, il faut définir l’emplacement de l’étang, marquer le contour de l’endroit à creuser selon la forme voulue et excaver la terre jusqu’à obtenir la profondeur désirée. Poser ensuite un coffre de béton en prévoyant un système d’évacuation d’eau. Des dallages de pierres sont par la suite posés au fond du bassin, des blocs de pierres font office de murs et des pierres plates sont apposées sur toute la paroi verticale. Chaque structure doit être minutieusement cimentée pour que l’étang soit étanche.

Avec l’étang d’agrément, toutes les fantaisies sont autorisées. Des fleurs de lotus à côté des nénuphars, des poissons rouge côtoyant des tortues d’eau douce… Cependant, il faut tenir compte des caractéristiques propres à chaque espèce de plante ou d’animal. Il faut savoir par exemple que le nénuphar jaune prolifère dans les profondeurs allant de 40 à 200 centimètres et que le Nymphéa pygmée s’épanouit par contre dans les eaux à faible profondeur entre 10 et 30 centimètres. Pour donner un milieu propice à toutes les plantes qu’on désire avoir dans son étang, des bacs perforés en plastique ou en fer blanc seront disposés à différentes profondeurs correspondant aux exigences de chaque plante. Le fond des bacs sera également rempli de mousse.

Autres articles à lire

Haut de page